Objets du thé
Les théières en fonte
A l’origine, ce sont des bouilloires réalisées à IWATE dans le Nord-Est de l’ile de HONSHU,
elles sont fabriquées artisanalement selon une technique séculaire qui remonte au 12 ème siècle.
La plupart des modèles importées aujourd’hui en occident présentent des parois intérieures vernissées
qui empêche la porosité et le culottage. Ce qui permet de consommer toute sorte de thés dans une seule théière.
Avec le temps, les dépôts successifs de tanins peuvent entrainer la formation d’une pellicule noire qui n’altère pas
le goût du thé et s’effritera d’elle-même si on laisse sécher la théière à l’aire libre.
Ces théières là ont la mémoire courte, nous pouvons la conserver toute la vie pour tous les thés.
Terre de Yixing
Cette terre ferrugineuse se transforme, après une cuisson à 1 200°c, en grés.
Elle conserve une porosité exceptionnelle qui permet d’évité les chocs thermiques, de garder la chaleur du thé et de culotter la théière en profondeur.
C’est un bonheur de travailler la théière avec un seul de thé ou groupe de thé afin qu’elle redistribue les vraies saveurs du thé.
Céramique céladon
La technique utilise une glaçure verte ou bleu-gris translucide. Les céramiques céladon de l'époque Koryŏ sont les objets d'art coréen les plus connus au monde.
On trouve toutefois des céladons primitifs en Chine, où il a été inventé dans la région de Yue, dans le bassin du Yangzi Jiang, et d'autres d'époque postérieure.
Le céladon est particulièrement apprécié en Asie, car il permet d'obtenir la couleur du jade, la pierre sacrée.
Les céladons doivent leur nom au berger Céladon, personnage d'un roman précieux de 1610, L'Astrée, qui portait des rubans verts, le céladon désignant aussi cette couleur.
Le roman L'Astrée d'Honoré d'Urfé a été écrit à une période où les produits qingci des ateliers chinois de Longquan gagnaient en popularité en France : la couleur des porcelaines
chinoises a alors été comparée aux vêtements de Céladon et cette association est restée, reprise ensuite dans d'autres pays.
Le bambou
Le bambou : une plante très reconnaissable entre toutes !
Il est donc normal de lui être quelque peu reconnaissant.
Le bambou (Arundinaria bambusa) est une graminée qui possède la particularité de pouvoir dépasser plus de vingt mètres de hauteur et qui atteint parfois la taille exceptionnelle de quarante mètres.
Il pousse à l’état naturel dans les forêts tropicales marécageuses et a été acclimaté dans presque tout l’Extrême-Orient où il se reproduit désormais à l’état sauvage ou en semi-liberté.
Le nom de bambou provient du malais " mambu " qui signifie littéralement " bois indispensable ".
Mais, si le bambou demeure très décoratif dans les parcs et jardins il n’en demeure pas moins une espèce d’une importance économique et culturelle essentielle à de nombreuses régions d’Asie où il est omniprésent.
Il est utilisé pour réaliser des échafaudages, des maisons, des canaux d’irrigation, des meubles…
Le Mate
La yerba maté (Ilex paraguariensis), parfois appelée « thé du Paraguay », est une espèce sud-américaine du genre Ilex comme le houx commun (Ilex aquifolium), et de la famille des Aquifoliaceae.
Ses feuilles, torréfiées, pulvérisées et infusées dans l'eau chaude, fournissent une boisson stimulante aux effets semblables à ceux du café ou du thé.
La yerba maté est cultivée principalement au Paraguay, en Argentine, en Uruguay et dans le sud du Brésil.
Elle se boit dans une calebasse grâce à un tube métallique qui sert aussi de filtre, la bombilla :
CALEBASSE : Récipient traditionnellement utilisé pour boire le maté. Avant toute utilisation, il faut enlever la membrane qui se trouve à l'intérieur.
Ce procédé s'appelle "curar el mate". Pour ce faire, il suffit de mettre à l'intérieur de la Yerba Mate puis de l'eau chaude (80°) et vous laissez agir une dizaine d'heures.
Vous nettoyez la calebasse, puis vous recommencez l'opération pendant 3 jours.
BOMBILLA : Paille filtrante. On insère la bombilla soit dans la calebasse déjà remplie d'eau
frémissante soit dans l'herbe sèche.
PREPARATION :
Vous remplissez le maté à la moitié avec de la Yerba Maté, ensuite versez dessus de
l’eau chaude (80°), attendez quelques minutes et aspirez à travers la bombilla.
Utilisez une bouilloire pour chauffer et verser l’eau.
Le Raku
Le raku (raku-yaki) est le résultat d'une technique d'émaillage d'origine
coréenne qui s'est développée dans le Japon. Il est lié essentiellement à la fabrication
de bols pour la cérémonie du thé. On utilise un grès chamotté plus solide car les
pièces doivent résister à de forts écarts de température.
La technique du raku est un procédé de cuisson. Les pièces incandescentes peuvent être
enfumées, trempées dans l'eau, brûlées ou laissées à l'air libre. Elles subissent un choc
thermique important et, dans tous les cas, expriment sous ces contraintes l'histoire de la terre,
du feu et de l'eau.
Cette technique de fabrication en cuisson rapide, fut découverte en Corée puis
développée au Japon dans le milieu du XVIe siècle. Le mot raku vient d'un
idéogramme gravé sur un sceau d'or qui fut offert en 1598 par Taiko, maître servant
de la cérémonie du thé, au coréen Chōjiro. L'implication des potiers dans le raku fait
souvent écho à sa philosophie, à ses racines et à son sens culturel.
La multitude des paramètres mis en jeu permet d'obtenir des résultats variant à
l'infini, ce qui confère à la pièce, entièrement réalisée manuellement, la qualité d'objet
unique.